Houle

Un immeuble très stylisé, construit à même la plage (vaste étendue de sable beige, où l’on voit régulièrement d’autres édifices). Architecture très typée, à mi-chemin entre blockhaus et résidence de vacances brutaliste : quatre pilotis massifs, placés non pour former un rectangle, mais plutôt une sorte de losange. Dans chaque pilier, un ascenseur ou un escalier. La cage, dans les deux cas, est en partie transparente, s’ouvre en bas sur une porte vitrée automatique, d’aspect très renforcé. L’espace entre les piliers est assez étendu. Le plafond (donc le sol des premiers appartements) est haut, peut-être environ huit mètres du sol. Sont disposés ici, dans le léger creux que forme le sable, des tables et des chaises de jardin (en fait, une table et ses bancs de béton, mais moins cohérent ?).

De loin en loin, aussi loin que porte le regard (arrêté par la brume), se distinguent d’autres constructions, un peu de même facture. Il n’y a pas véritablement de chemin ni de route, peut-être tout au plus des pistes où le sable est tassé par le passage. Les bâtiments sont espacés, évoquent davantage les bunkers d’un mur de l’Atlantique qu’une station balnéaire (Benidorm).

Météo couverte, brumeuse (entrées d’air maritimes), le vent, fort, vient de la mer, agite les vagues, très houleuses. Odeur de sel, de sable humide, l’air est frais et poisseux.

Peu à peu les vagues prennent de la puissance, grondement croissant. L’écume monte jusqu’aux piliers, la cuvette formée par le sable se remplit, inonde l’espace des chaises et des tables. Rapidement les vagues poussent plus loin, les deux premiers piliers commencent à laisser filtrer l’eau. On peut voir un tapis mobile, écumant, au travers de la porte vitrée, qui ne tarde pas à s’ouvrir, le système électronique cédant (ou par un système de sécurité automatique).

Sensation d’angoisse évidente, à mesure que l’eau monte. Idée de trouver refuge à l’appartement, situé dans l’un des étages. Passer par les ascenseurs s’avère impossible ou dangereux (coupure de courant ?), il faut emprunter l’escalier.